Cocoa scientist Dr. Louis Koko is the first-ever USDA/WCF Borlaug Cocoa Fellow from Côte d’Ivoire.  On September 10, he spoke at a press conference in Abidjan organized by WCF and attended by nearly 30 representatives of local and international media.  Mondo Blog gives a good French-language summary of his remarks.  WCF West Africa Office Director Mbalo Ndiaye and WCF’s consultant in Côte d’Ivoire, Jean-Yves Couloud, also participated. 

Dr. Koko’s full remarks were as follows:

(Salutations générales)…..

Avec plus de 40 % de l’offre mondiale, soit un peu plus de 1 300 000 T /an, la Côte d’Ivoire est le premier pays producteur de cacao. Cette culture est pratiquée par plus de 1 000 000  de producteurs sur 2 176 000 ha, soit environ 6 % du territoire ivoirien. L’importance économique du cacao pour la Côte d’Ivoire n’est plus à démontrer car cette spéculation participe à plus de 30 % des recettes d’exportation et contribue à plus de 15 % du produit intérieur brut (PIB).

Malgré cette remarquable performance, le secteur cacao fait face à des contraintes de production dont la faible adoption de matériel végétal amélioré, la forte pression parasitaire, le vieillissement du verger, la dégradation de la fertilité des sols et l’épuisement des réserves forestières.

Pour lutter contre la dégradation des vergers et la fertilité des sols et préserver le patrimoine forestier, l’enjeu consiste à replanter le verger cacao sur des sols de précédents culturaux non forestier tels que les sols de vielles plantations et les jachères. On considère aujourd’hui que ces sols de jachères couvrent plus de 8 millions d’hectares. Ces sols sont plus ou moins acides et possèdent une forte capacité à immobiliser le phosphore qui constitue l’élément nutritif essentiel pour les cacaoyers.

Trouver des sols fertiles pour la replantation du cacao est donc un important challenge pour de nombreux producteurs. Comment ces producteurs peuvent-ils replanter durablement le cacao dans ses conditions ?

Une pratique culturale alternative et durable consiste à restaurer la fertilité des sols par l’application d‘engrais organiques ou de mélange engrais organiques et engrais minéraux phosphatés. L’objectif de cette pratique agronomique est d’améliorer les qualités physiques des sols, la disponibilité des éléments nutritifs tels que le phosphore et de réduire l’acidité.

En tant que premier chercheur ivoirien à intégrer le programme Norman E. Borlaug International  pour la Science et les technologies agricoles, en partenariat avec l’USDA (United States Department for Agriculture) et la Foundation mondiale du cacao (WCF), j’ai eu l’opportunité d’effectuer un séjour scientifique aux Etats Unis, du 26 avril au 31 juillet 2012.

Cette visite scientifique, a eu lieu au Département d’Etat Américain pour l’Agriculture (USDA-ARS), de Beltsville, dans le Maryland sous la direction de Dr. Patricia D. Millner et de Dr. Thanh Dao, deux scientifiques de renommée internationale dans le domaine de la fertilité des sols.

Au cours de ce séjour, j’ai appris des techniques de fertilisation pour une cacaoculture durable. A terme, les résultats de mes recherches qui sont liés à l’amélioration de la fertilité phosphatée des sols pour la production cacaoyère en Côte d’Ivoire, ouvriront une voie aux producteurs qui souhaitent replanter durablement le cacao.

Revenu en Cote d’Ivoire, je suis entrain de mettre mon expérience au service des producteurs de cacao à travers mon implication dans les programmes de recherche et de développement du Centre National de Recherche Agronomique (CNRA).

Les acquis du programme WCF/USDA Cocoa Borlaug Fellowship ont été tres significatifs pour moi, pour mon institution de recherche, le CNRA, et pour la recherche cacaoyère en Cote d’Ivoire. Il s’agit de :

1. Ma collaboration avec le Département d’Etat Amercain pour l’Agriculture (United State Department for Agriculture-Agricultural Research Service (USDA/ARS, The Henry A. Wallace Beltsville Agricultural Research Center)  et avec les chercheurs de renommées internationales (Dr. Patricia D. Millner, Drs Thanh Dao, Baligar Virupax and Eton Codlings).

2. Ma Participation aux conférences internationales telles que :

-          La table ronde de partenariat organisée par la Fondation Mondiale du Cacao du 13 au 14 juin 2012 à Washington DC : Cette rencontre nous a permis d’échanger avec  les membres de WCF, les compagnies de l’industrie du cacao, les officiels issus de plusieurs gouvernements et les ONG du cacao.

-          La conférence internationale des  industriels des aliments et du chocolat de Pensylvanie du 30 avril au 02 mai 2012 à Lancaster en Pensylvanie) : cette rencontre nous a permis d’approfondir nos  connaissances sur les résultats de la recherche au niveau de l’industrie des aliments et du cacao.

-          L’atelier sur la fertilisation organisé par la Fondation Mondiale du Cacao le 12 juin 2012 à Washington DC : des discussions ont eu lieu avec le programme WCF/ACI (Initiative Cacaoyère Africaine de la WCF), IDH (Initiative Hollandaise pour le commerce durable), le Conseil du Café et du Cacao (Côte d’Ivoire), et les compagnies du cacao (Cargill, Mars inc, Amarjaro, Kraft Food) sur l’importance et les stratégies pour améliorer l’utilisation des engrais en cacaoculture.

3. L’Etablissement d’un groupe de travail international sur le thème de la gestion de la fertilité des sols en cacaoculture. Ce groupe regroupe des chercheurs spécialistes de la fertilisation des cacaoyers issus des pays producteurs du cacao tels que la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun et le Nigeria, ainsi que des scientifiques de l’USDA. Ce groupe travaillera sur des projets de recherche et de développement dans le domaine de la gestion intégrée de la fertilité des sols en cacaoculture.

4. Le renforcement de mes capacités dans l’utilisation des nouvelles technologies et des équipements modernes de laboratoire. Cela à travers l’apprentissage des méthodes d’analyse et d’interprétation des données pour améliorer la productivité des cacaoyers.

5. L’Appui de l’USDA et de WCF dans l’acquisition de matériels scientifiques de laboratoire et de documentation (livres, périodiques, articles scientifiques)

6. Ma rencontre et le partage de mon expérience en recherche/développement du cacao avec des personnalités et des décideurs politiques. Particulièrement, ma rencontre  à Washington DC avec la Première Dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique Ouattara, avec le Premier Ministre de Côte d’Ivoire, Monsieur Jeannot Ahoussou-Kouadio et avec Président John Kuffor.

7. Ma visite des installations  industrielles du cacao : The Hershey Company (Hershey,  Pensylvanie), ADM (Archer Daniels Midland Cacao, Hazleton, Pensylvanie), Cargill (Mount Joy, Pennsylvanie), Mars inc. (Elizabethtown, Pennsylvanie). Ces activités m’ont permis d’avoir une meilleure connaissance du processus de fabrication et de transformation des fèves de cacao.

Au total, ce fut une expérience enrichissante dont les retombés pour la recherche cacaoyère en Côte d’Ivoire contribueront à maintenir notre pays comme le premier pays producteur du cacao.

Mes remerciements vont donc à mon Institution, le Centre National de Recherche Agronomique (CNRA) qui m’a autorisé à participer à ce Programme Norman E. Borlaug International  pour la Science et les technologies agricoles.

J’adresse aussi ma gratitude à la Foundation Mondiale du Cacao et à son Président Monsieur Bill Guyton qui n’ont ménagé aucuns efforts pour m’offrir une expérience exceptionnelle aux USA.

 J’associe à ces remerciements le Département d’Etat Amercain pour l’Agriculture (United State Department for Agriculture-Foreign Agricultural Service (USDA/FAS) qui m’a permis de travailler dans des conditions scientifiques ultra-modernes. 

Merci.